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L’emmurement : peine capitale et légende. Trois exemples dans les Pays tchèques à l’époque moderne

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Lenderová, Milena

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L’infidélité féminine était, jusqu’à la fin du XVIIIe siècle, punie en alternance par le pouvoir privé et le pouvoir public. En cas d’inconduite d’une femme noble, la famille tentait de résoudre elle-même la situation, souvent de façon draconienne : en 1507, Nicolas Trčka de Lípa fils fit emmurer sa femme infidèle, Catherine de Selmberk, alors âgée de dix-huit ans. Soixante-dix ans plus tard, madame Élise Korenska fut emmurée à la maison forte de Svebohy, près de Nove Hrady, Bohême du Sud. Elise-Catherine Smiřická, qui, non mariée, avait séduit un forgeron, reçut une peine dure et humiliante au début du XVIIe siècle. Pour l’historien, surtout le premier cas est particulièrement intéressant : le sort de Catherine de Šelmberk est mentionné non seulement par des sources historiques de l’époque, mais aussi par des sources archéologiques, son histoire trouva d’ailleurs même un certain écho dans les belles-lettres populaires du XIXe siècle.

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Klíčová slova

Justice, pays tcheques, XVIIe-Xxe siecle, infidélité féminine, Právo, české země, 16.- 20. století, ženská nevěra

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